Spectacles vivants

Musique, danse, performance

 

Du 23 au 25 octobre 2020, le festival ¡ Viva Villa ! se déploie à travers les espaces de la Collection Lambert et hors les murs avec un programme de spectacles vivants afin de témoigner de la vitalité et de la richesse des projets menés en résidence à Rome, Kyoto ou Madrid. Qu’ils soient compositeurs, danseurs ou artistes, les résidents invitent les spectateurs à découvrir leurs recherches, collaborations uniques et œuvres inédites.

Sous réserve de modification et dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

 

INFOS PRATIQUES

Réservation obligatoire pour accéder à la Collection Lambert puis,
Réservation pour le weekend inaugural du festival ¡Viva Villa!

Le 23 octobre
18h30 :
Deliciae
19h30 : Deliciae
Le 25 octobre
14h30 : Apolo one

15h : Vestiges
16h30 : Apolo one
Le 24 octobre
15h : Vestiges
16h30 : Concert Télémaque

18h30 : Concert Télémaque

 

MUSIQUE

Deliciae

Leticia Martínez Pérez et Jonathan Bell

Performance pour chœur, partitions en Networked Head-Mounted Displays, 20 min · création 2019-2020

Vendredi 23 octobre 2020, à 18h30 et 19h30
Grande Galerie · Hôtel Caumont · Collection Lambert
Sur invitation uniquement

Idée originale, scénographie et costumes : Leticia Martínez Pérez
Composition musicale et dispositif électronique : Jonathan Bell
Voix : Marseille Labo Band (Muriel Braconnier, Laure Degras, Charles Karsenty, Baptistine Marcel, Hélène Pagliari) et Ivan Magrin-Chagnolleau, Huihui Cheng, Julien Ferrando, Caroline Tarrit
Guitare sur table : Jean-Marc Montera
En collaboration avec le gmem-CNCM-marseille

Deliciae est une performance pour chœur résultant d’un dialogue entre les univers de deux artistes de la Casa de Velázquez. Nourrie de l’histoire de l’art (Le Jardin des délices de Jérôme Bosch) autant que du folklore espagnol, cette pièce onirique, hybride explore la porosité entre culture noble et vernaculaire, et lance un appel au plaisir.

 

Concert de l’ensemble Télémaque

 

Samedi 24 octobre 2020, à 16h30 et à 18h30
Théâtre du Balcon · 38 rue Guillaume Puy · 84000 Avignon
Réservation obligatoire : Complet

 

Bastien David, Instinct
Pour clarinette, basson, accordéon, percussion (métallophone), piano, contrebasse, 10 min · 2018

Mikel Urquiza, Ars Memoriae
Pour flûte traversière, clarinette, piano, alto et violoncelle, 11 min · création française 2020

Régis Campo, Pop-art
Pour flûte, clarinette, piano, violon, alto et violoncelle, 11 min · 2002

Étienne Haan, Émancipation
Pour flûte, violoncelle, percussions, trompette, clarinette, violon, soprano et comédien, 20 min · création 2020

Jonathan Bell, La montagne Sainte-Victoire
Pour flûte, violoncelle, trompette, clarinette, violon, soprano et comédien, 15 min · création 2020

 

Distribution
Raoul Lay
, direction musicale

Brigitte Peyre, soprano
Olivier Pauls, comédien
Charlotte Campana, flûte
Linda Amrani, clarinette
Frédéric Baron, basson
Gérard Occello, trompette
Christian Bini, percussions
Hubert Reynouard, piano
Julia Sinoimeri, accordéoniste
Yann Le Roux-Sèdes, violon
Benjamin Clasen, alto
Jean-Florent Gabriel, violoncelle
Éric Chalan, contrebasse

 

En collaboration avec l’ensemble Télémaque, sous la direction de Raoul Lay, et avec le Théâtre du Balcon, le festival ¡ Viva Villa ! propose un concert regroupant quatre compositeurs issus de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis et de la Casa de Velázquez ainsi que Régis Campo, membre de l’Académie des beaux-arts et ancien pensionnaire de la Villa Médicis.
L’ensemble Télémaque est l’une des formations françaises les plus remarquées pour son travail de création musicale. L’ensemble développe des projets nationaux et internationaux souvent croisés avec des chorégraphes, des auteurs, des metteurs en scène ou des artistes circassiens. Éveiller la curiosité, faire entendre les musiques d’aujourd’hui sans préjugé esthétique, s’ouvrir à tous les publics, sont les missions premières de l’ensemble dirigé par le compositeur et chef d’orchestre Raoul Lay.

 

DANSE

Vestiges

Benjamin Karim Bertrand

Solo chorégraphique, 60 min · 2020

Samedi 24 octobre et dimanche 25 octobre 2020, à 15h
Grande Galerie·Hôtel Caumont·Collection Lambert
Réservation obligatoire : Complet

Conception, chorégraphie, interprétation : Benjamin Karim Bertrand
Crédits musicaux et textuels par ordre d’apparition
Textes et voix : Benjamin Karim Bertrand, La fin des forêts / Kunichi Uno, entretien /
Benjamin Karim Bertrand, random field recording /Basho, La sente étroite du bout du monde 

Musiques :  Simeon Ten Holt, Tomoko Mukaiyama, Gerard Bouwhuis, Canto ostinato, section 1-30 
1989, Third wife / Robyn, Impact (feat Robyn & Channel Tres) / Koki Nakano /
Taos Amrouche, Chant d’amour

Coproductions et soutiens: Ménagerie de verre (Paris), TAP-Théâtre Auditorium de Poitiers
Partenaires: Festival Artdanthé (Vanves), Ville de Poitiers, Lafayette Anticipations–Fondation d’entreprise Galeries Lafayette
Ce projet a été développé lors de la résidence de Benjamin Karim Bertrand à la Villa Kujoyama avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller et de l’Institut français.


NOTRE CHANT
Notre chant naît d’une combustion patiente et sans fin.
 Nous traçons à même le sol un labyrinthe hanté.
Nous n’avons plus le luxe des ruines. Nous ne bougeons que sur la cendre de vos colonnes blanches. 

Nous brûlons les décombres et habitons leur vide.

 Nous ne souhaitons plus que s’érigent des vérités.

 Nous souhaitons mettre à plat les icônes afin de les confondre avec l’horizon. Nous savons que la cendre si on la respire teinte nos cavités d’une suie épaisse. Mais nous savons encore que la trace sur le sol est tout ce qui nous reste.

Nous savons que cette trace sera très vite recouverte, soit par le souffle du vent, soit par l’empreinte du pied de mon frère et de la main de ma sœur.

 Nous savons que cela est rare, presqu’impossible mais que parfois nos traces se rejoignent.

 Que dès lors pourrait s’ériger des autels invisibles, sans Dieu, sans prêtre, sans dirigeant et sans esclave, sans homme et sans femme, sans icônes et sans images, sans passé et sans futur.

Nous sommes une communauté nomade et amnésique et nous marchons dans le désert, toujours sans laisser d’empreintes car elles sont aussitôt recouvertes.

 Nous sortons du bois calciné de votre époque qui ne cesse de finir et c’est à notre sueur que se mêle votre suie.
Les seules empreintes que nous souhaitons laisser sont présentes dans l’air car l’air est à tout le monde et tout le monde le respire.

S’il existe des vestiges, il existe des promesses silencieuses, des secrets dévoilés et des feux dont nous sommes les héritiers, à la fois les receleurs et les destinataires. De quels gestes et de quels feux sommes-nous les héritiers ?

Depuis sa résidence à la Villa Kujoyama, Benjamin Karim Bertrand rassemble un corpus d’improvisations filmées à Kyoto, à Alger, à Paris et à Marseille. Par la pratique de la mémoire photographique et du montage, il observe le trajet des mains et l’orientation des visages, il y séquence les mouvements ondulatoires et le rythme des marches afin de mémoriser avec précision l’articulation instinctive de ces souffles dans la partition chorégraphique. Le nom de ces gestes est ferveur et humiliation, poussière et écroulement, ligne d’horizon et regard porté vers les lointains, le nom de ces gestes est amour, déesse gardienne, mer et désert, fragment, silence et parole, soins et guérison, intimité et cosmos, dépense et don, cercle et révolution.

Par le partage de ces gestes tracés, cette chorégraphie a pour horizon, au même titre que les mots de Donna Haraway, « d’apprendre à faire mémoire et à vibrer avec les fantômes ». Aussi, elle est à placer sous le signe futur de l’oubli car il est dit que c’est sous ce signe que les âmes des défunts peuvent renaître après avoir traversé le Léthé, l’un des cinq fleuves des Enfers.

Vestiges fait partie d’un diptyque avec La fin des forêts (2021) qui réunira un groupe de plusieurs interprètes.

 

PERFORMANCE

Apolo one

Anne Le Troter

Pièce sonore, 30 min · 2020

Dimanche 25 octobre 2020, à 14h30 et 16h30
Salle aux arcades·Hôtel Caumont·Collection Lambert
Réservation obligatoire : Complet

Conception et interprétation : Anne Le Troter
Avec le soutien de la Fondation Pernod Ricard et de la Villa Kujoyama

Anne Le Troter s’intéresse à la position du porte-parole individuel, du messager et du remplaçant. Au Japon plus précisément, l’artiste a poursuivi ses recherches sur la parole et les mécanismes du langage en s’attachant aux excuses. Des excuses publiques exécutées par des dirigeant.e.s, chef.fe.s d’entreprises, responsables, pop-stars ou bien qu’il s’agisse d’excuses privées que l’on peut louer grâce à des entreprises spécialisées. Anne Le Troter engage donc leur récolte en vue d’un futur spectacle où il sera question de porter physiquement les excuses des autres.

 

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