Benjamin Mouly

Arts visuels  Casa de Velázquez  2020

Né à Lyon en 1987, Benjamin Mouly vit et travaille entre Rennes et Paris.
Il a étudié à l’ENSP d’Arles et à la HEAD de Genève. Il collabore depuis 4 ans avec la galerie Les Filles du Calvaire et son travail a été exposé plusieurs fois en France et à l’étranger à l’occasion d’expositions personnelles, collectives et de foires. Depuis 2017, il est membre résident de l’atelier Vivarium (Rennes).

Son travail est traversé par la question de l’image. Les situations qu’il met en œuvre – que celles-ci relèvent de la photographie, de l’installation ou de la performance – sont autant de tentatives de mettre l’image à l’épreuve d’elle-même, pour en refléter la versatilité. Le travail de Benjamin Mouly s’obstine à habiter l’espace entre l’image et son référent tangible. Il cherche à creuser leurs écarts, explorer leurs porosités pour donner à voir toute l’ambiguïté de leurs échanges. Son approche est teintée d’un rapport privilégié à la philosophie, la musique et la littérature, qu’il considère comme des matériaux dont se nourrissent ses recherches.

« Des histoires moins déterministes, des histoires qui laissent des marges de manœuvre plus importantes, des histoires qui déjouent la tentation des modèles. » Ainsi Vinciane Despret* qualifie le potentiel narratif que permet l’approche philosophique du comportement des oiseaux. Ces histoires, leurs modalités d’existence, leurs enjeux perceptifs, sont précisément celles qui
habitent le travail de l’artiste Benjamin Mouly. Ancrée dans une pratique de la photographie, son œuvre ne cesse pourtant de déjouer la fixité des images, de creuser des écarts entre l’expérience corporelle et visuelle d’un réel instable et les techniques normalisées de sa capture. C’est dans cette perspective expérimentatrice et teintée d’humour que s’inscrit le projet filmique For the
Birds que Benjamin Mouly développe à la Casa de Velázquez. […] »
Julie Sas.

* Habiter en oiseau, éd. Actes Sud, 2019

Photo 1 et 2: Benjamin Mouly, For the Birds, avec Kevin Hoarau, 2020
Portrait :crédit Matthieu Iandolino

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