Né en 1985 à Dahmani (Tunisie), Nidhal Chamekh est plasticien.

Nidhal Chamekh est diplômé de l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Tunis et de l’Université de la Sorbonne à Paris. Il continue de travailler et de vivre entre les deux villes. Son œuvre se situe au croisement du biographique et du politique, du vécu et de l’historique, de l’événement et de l’archive. Elle fragmente, défait et dissèque la constitution de notre identité contemporaine.

Son œuvre a été exposée à la Biennale de Venise, à la Triennale d’Aïchi, à la Biennale d’Architecture d’Orléans, aux Rencontres de Bamako, à la Biennal Videobrasil, à la Biennale de Dakar, celle de Dream City à Tunis et a été présentée à l’Institut du Monde Arabe à Paris, au Drawing Room à Londres, au FM Contemporary Art Center à Milan, au MAC Lyon, au Kunsthaus Hamburg, au CCA Lagos et au Hood Museum entre autres.

Le projet qu’il mène à la Villa Médicis s’intitule « Et si Carthage n’avait pas été détruite ? ». Il s’agit de prendre à la lettre cette interrogation d’Édouard Glissant et de déplier ses potentiels historiques, artistiques et symboliques. Elle se dessinera à travers la survivance et la résonance historique dans l’actualité des rapports entre Rome et l’Afrique du nord et ce qu’elle comporte de « crises » migratoires et de tensions géopolitiques.

Son projet artistique cherche à introduire le patrimoine archéologique romain et la production culturelle marginalisée des exilés de la ville dans un processus de montage où le présent et le passé se définissent conjointement.

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